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Patrick WEITEN, Président du Conseil Général de la Moselle :
Vandières : "Nous devons cette vérité à nos concitoyens : pour - peut-être ! - faciliter la vie de
quelques milliers de Lorrains par an qui se rendent régulièrement en TGV à Bordeaux, Roissy Charles de Gaulle, Lille ou Nantes,
- ce seront certainement de nombreux projets qui ne pourront pas aboutir,
- ce seront la gare et les équipements de la gare de Louvigny qu’on transformera, demain, en état de friche logistique,
car, aujourd’hui, le fret TGV n’existe pas,
- ce seront des dossiers d’investissement économique, de création ou même de maintien d’emplois qui ne seront plus ou
pas suffisamment soutenus par la collectivité régionale chef de file en matière de développement économique.
Et je pense ici en tout premier lieu à ULCOS : la réalisation de cet investissement de 563 M€, à Florange, qui positionnerait la Moselle comme une référence mondiale en matière
d'innovation sidérurgique, industrielle et environnementale.
ULCOS est en effet une technologie de rupture, qui permet à la fois de réduire la consommation de coke, de limiter les
émissions de CO2 au niveau du haut fourneau et d’améliorer la productivité.
ULCOS constituerait un laboratoire grandeur nature, le premier démonstrateur au monde, à l’échelle industrielle, d’une
technologie de captage-stockage du CO2 dans la sidérurgie. Il entrainerait la remise en route du haut-fourneau P6 et son fonctionnement jusqu’en 2025 et contribuant ainsi à la pérennisation à
moyen terme de la filière liquide en Lorraine.
En proposant une solution particulièrement prometteuse de gestion des émissions de CO2, ce serait un facteur de
compétitivité unique au bénéfice d’autres acteurs industriels mosellans et lorrains et disons-le un moyen de sauver la sidérurgie en Lorraine et ses emplois.
L’élément clé de succès, à ce stade du projet, réside dans la mobilisation des subventions européennes à hauteur de 50
% des dépenses éligibles.
Il reste exactement dix jours ouvrables pour présenter le dossier finalisé qui doit notamment faire apparaître le
niveau des "contributions régionales", fixé par l’Etat et ArcelorMittal à 30 millions d’euros.
Sans ce financement, je crains que ce projet soit aujourd’hui en grand danger, car un échec serait sans recours. Il
nous faut afficher notre mobilisation et notre détermination sur ce dossier stratégique.
Le choix de la Moselle est fait, ce ne sera pas Vandières, mais il faut ULCOS pour nos emplois industriels
!"
Extrait du discours d'ouverture de Patrick WEITEN de la deuxième réunion trimestrielle du Conseil Général de la Moselle. Mardi 26 avril 2011.